L'histoire de la chasse à la baleine aux Açores
Quand la chasse à la baleine a-t-elle cessé aux Açores, et peut-on encore en voir des traces ?
La chasse commerciale à la baleine aux Açores a suivi le modèle américain de pêche côtière introduit au XIXe siècle, avant d'être formellement interdite en 1984. Les anciennes usines de Pico et de Faial, ainsi que les postes de guet terrestres autrefois utilisés pour repérer les cachalots, sont depuis devenus des musées et des sites patrimoniaux plutôt que des installations de chasse actives.
Bien avant qu’on ne se mette à observer un cachalot aux jumelles pour le plaisir aux Açores, des communautés insulaires entières dépendaient de sa chasse. Pendant plus d’un siècle, l’archipel a fait tourner une industrie baleinière bâtie sur un modèle américain : des bateaux ouverts en bois, des harpons lancés à la main, et des guetteurs scrutant l’horizon depuis des postes en haut des falaises. Cette histoire s’est achevée en 1984, et ce qu’il en reste aujourd’hui n’est pas une activité vivante mais un ensemble de musées, d’anciennes usines et de points de guet que les visiteurs peuvent parcourir pour comprendre où la relation des Açores avec le cachalot a vraiment commencé.
Des baleiniers yankees aux équipages açoriens
La chasse à la baleine açorienne n’est pas née d’une tradition locale de pêche à la baleine depuis de petites embarcations, comme ce fut le cas ailleurs dans l’Atlantique. Elle est venue de l’extérieur, apportée par des navires américains. Dès la fin du XVIIIe siècle, les baleiniers de Nouvelle-Angleterre traversant l’Atlantique à la recherche de cachalots ont commencé à faire escale aux Açores pour s’approvisionner en eau douce, en nourriture et, surtout, en équipage. Les Açoriens jouissaient auprès des capitaines américains d’une réputation de rameurs robustes et compétents, à l’aise dans de petites embarcations en eau libre, et les navires baleiniers les embarquaient régulièrement pour des voyages de plusieurs années.
Au cours du XIXe siècle, des milliers d’Açoriens ont navigué à bord de baleiniers américains, apprenant sur le tas les méthodes, les outils et le vocabulaire de la pêche yankee. Beaucoup se sont installés durablement dans les ports baleiniers du Massachusetts et d’ailleurs en Nouvelle-Angleterre, donnant naissance à des communautés américano-açoriennes qui existent encore aujourd’hui. D’autres sont rentrés chez eux avec les savoir-faire et l’équipement du métier. C’est ce savoir transmis, et non une pratique autochtone distincte, qui a servi de fondement à l’industrie baleinière côtière développée par les îles elles-mêmes au cours des décennies suivantes.
Au début du XXe siècle, plusieurs îles des Açores exploitaient leurs propres activités baleinières au lieu de se contenter de fournir des équipages à des navires étrangers. L’équipement et les méthodes restaient reconnaissablement américains : baleinières ouvertes, harpons à main, chasses lancées directement depuis la côte plutôt que depuis de grands navires-usines au large. Ce qui avait commencé comme une simple escale de recrutement pour les baleiniers de Nouvelle-Angleterre était devenu une industrie propre, qui allait durer jusqu’en 1984.
La vigia : guetter la mer pour les cachalots
Le moteur de la chasse côtière açorienne n’était pas le bateau, mais le poste de guet. Une vigia était un poste d’observation terrestre, généralement installé sur un promontoire ou une colline assez haute pour offrir une vue dégagée sur l’océan environnant. De là, un guetteur formé passait de longues heures à scruter l’eau à la recherche du souffle caractéristique d’un cachalot faisant surface, appelé localement cachalote, que l’angle et la forme de son jet distinguaient des autres baleines.
Lorsqu’une vigia repérait une baleine, l’alerte devait circuler vite. Les guetteurs signalaient aux équipages en attente en contrebas au moyen de drapeaux, de fumée, de fusées ou, plus tard au XXe siècle, de la radio, en leur donnant un relèvement et une direction approximatifs pour qu’ils puissent lancer rapidement leurs bateaux et ramer avant que l’animal ne s’éloigne. Comme les cachalots pouvaient faire surface puis replonger en quelques minutes, la rapidité et la précision du signal de la vigia décidaient souvent si une chasse aurait lieu ce jour-là.
Ce réseau de guet n’était pas un détail mineur de l’industrie, il en était l’ossature. Chaque village baleinier de Pico, Faial et Terceira dépendait d’un réseau de ces postes disposés le long de la côte, et la fonction de vigia conférait un statut et un savoir-faire locaux réels : lire la mer, juger les distances, distinguer le souffle d’un cachalot d’un grain passager ou d’un jeu de lumière. Il faut rappeler que ce même instinct de lecture du comportement des baleines depuis la terre est l’une des très rares choses à avoir survécu à la fin de la chasse, entre les mains de quelques anciens guetteurs qui ont ensuite travaillé avec les opérateurs proposant aujourd’hui des sorties en bateau pour voir les baleines plutôt que pour les capturer.
Bateaux ouverts et harpons à la main : le déroulement d’une chasse
Une fois le signal de la vigia reçu, les équipages mettaient à l’eau des baleinières en bois étroites et rapides, appelées baleeiras, propulsées par une petite équipe de rameurs, avec un harponneur prêt à l’avant. Ces bateaux n’avaient aucun moteur pendant la poursuite elle-même. Tout reposait sur la capacité à ramer assez fort pour rattraper un cachalot avant qu’il ne plonge, puis à se maintenir assez près pour que le harponneur puisse frapper à la main.
Un harponnage réussi ne tuait pas la baleine sur le coup. Il attachait le bateau à l’animal par une longue ligne, et l’équipage se laissait remorquer, parfois pendant des heures et souvent loin en mer, dans ce que les baleiniers appelaient une « promenade en traîneau de Nantucket », du nom du port baleinier américain d’où venait cette technique. La baleine était finalement achevée à courte distance une fois épuisée, puis remorquée vers la côte, généralement par une embarcation d’assistance motorisée plutôt que par la baleinière à rames elle-même.
C’était un travail dangereux et physiquement éprouvant, mené dans la houle ouverte de l’Atlantique, souvent loin des côtes et sans aucune garantie de capture. C’est aussi, il faut le souligner, une activité complètement différente des sorties guidées en petit bateau ou en semi-rigide qui quittent aujourd’hui ces mêmes ports pour observer les baleines plutôt que pour les chasser : les bateaux, l’objectif et l’issue n’ont en commun qu’une même étendue d’océan.
Pico, Faial et Terceira : les îles de la chasse à la baleine
La chasse à la baleine ne s’est jamais répartie uniformément entre les îles des Açores. Elle s’est concentrée sur un petit nombre d’îles réunissant la bonne combinaison d’eaux profondes proches de la côte, d’une population résidente de cachalots, et de communautés prêtes à bâtir toute une industrie autour de cette activité.
Pico était le centre incontesté de la chasse à la baleine açorienne. Des stations côtières et des usines de traitement fonctionnaient à Madalena et à São Roque do Pico, et la côte sud de l’île abritait l’un des ports baleiniers historiques les plus importants de l’archipel, d’où des baleinières ont été lancées pendant des générations.
Faial, juste de l’autre côté du canal étroit face à Pico, exploitait sa propre activité baleinière centrée sur Horta, où une usine côtière traitait les captures ramenées du détroit séparant les deux îles. Terceira, plus au nord et moins étroitement liée à la culture baleinière de Pico, entretenait elle aussi sa propre activité de chasse à la baleine au XXe siècle, près d’Angra do Heroísmo.
Ces îles étaient liées par plus que des méthodes communes. Bateaux, équipages et même baleines circulaient régulièrement d’un bord à l’autre du canal séparant Pico et Faial, et l’histoire baleinière des deux îles se comprend mieux ensemble que séparément. Une chasse commencée au large de Pico pouvait très bien être traitée dans une usine de Faial, ou inversement, selon l’endroit où s’achevait la poursuite.
Huile de baleine, spermaceti et ambre gris : pourquoi cela comptait
La chasse à la baleine n’était pas pratiquée pour le sport ou la curiosité, c’était une activité économique, et une activité importante pour les îles concernées. Une fois un cachalot remorqué jusqu’à terre, il était traité dans une usine dédiée, où le lard était fondu pour obtenir une huile utilisée dans les lubrifiants et d’autres applications industrielles, tandis que la substance cireuse trouvée dans la tête de la baleine, le spermaceti, était extraite séparément pour servir aux bougies, aux cosmétiques et aux huiles de précision pour machines.
Il arrivait que les équipages trouvent de l’ambre gris, une substance rare et précieuse formée dans le système digestif du cachalot, très recherchée par l’industrie du parfum et valant, au poids, bien plus que l’huile.
Pour des îles disposant de peu d’autres exportations, cette industrie comptait énormément. Les usines baleinières procuraient un emploi régulier non seulement aux équipages des bateaux mais aussi aux ouvriers qui traitaient les captures, et ce commerce apportait des revenus extérieurs à de petites communautés souvent isolées. À Pico en particulier, la chasse à la baleine a longtemps constitué, pendant une bonne partie du XXe siècle, l’une des principales activités économiques de l’île, aux côtés de sa tradition parallèle des vignobles classés à l’UNESCO.
La fin d’une époque : l’interdiction de 1984
Dans la seconde moitié du XXe siècle, l’économie et la politique de la chasse à la baleine ont rapidement joué contre l’industrie açorienne. Des substituts synthétiques ont remplacé l’huile de baleine dans la plupart de ses anciens usages industriels, faisant chuter la demande au moment même où les attitudes internationales à l’égard de la chasse commerciale se durcissaient, sous la pression croissante d’instances telles que la Commission baleinière internationale, qui appelaient à mettre fin à cette pratique dans le monde entier.
Le Portugal a formellement interdit la chasse à la baleine aux Açores en 1984, refermant un chapitre qui avait duré, sous une forme essentiellement inchangée de bateaux ouverts et de harpons à main, pendant plus d’un siècle. Cette interdiction n’est pas arrivée comme un événement soudain, mais plutôt comme l’aboutissement d’un commerce déjà en déclin depuis des années, les usines peinant à rester rentables et de moins en moins de jeunes Açoriens rejoignant les équipages baleiniers.
Ce qu’elle a laissé derrière elle, concrètement, ce sont les stations côtières, les bâtiments d’usine, les baleinières et les postes de vigia bâtis par les communautés baleinières au fil des générations, restés largement intacts mais désormais privés d’une industrie active pour s’en servir.
De la chasse à l’observation : une tout autre histoire
On pourrait facilement croire que l’observation des baleines aux Açores est née directement de la chasse, en remplaçant simplement le harpon par un appareil photo. Ce n’est pas ce qui s’est passé, et il vaut la peine d’être précis sur cette différence. La chasse commerciale à la baleine aux Açores s’est totalement arrêtée en 1984. L’observation des baleines en tant qu’activité touristique organisée s’est développée par la suite, comme une activité entièrement nouvelle, construite avec des bateaux, des itinéraires et une réglementation n’ayant aucun lien opérationnel avec la flotte baleinière.
La seule véritable continuité est humaine, non pratique : un certain nombre d’anciens guetteurs de vigias, qui avaient passé leur vie professionnelle à lire la mer pour repérer un cachalot faisant surface, ont ensuite transmis leur expertise aux premiers opérateurs d’observation des baleines, et certains des mêmes points de guet en haut des falaises, jadis utilisés pour diriger les baleinières, servent encore aujourd’hui à guider les bateaux d’excursion vers les baleines.
Mais les bateaux, l’objectif, la réglementation et le sort réservé à la baleine sont entièrement différents. Considérer les sorties d’observation des baleines d’aujourd’hui comme une continuation de l’industrie baleinière, plutôt que comme quelque chose qui n’est devenu possible qu’une fois la chasse arrêtée, est le malentendu le plus répandu au sujet de cette histoire.
Musées et sites patrimoniaux de la chasse à la baleine à visiter aujourd’hui
Ce qui subsiste de l’ère baleinière est aujourd’hui préservé essentiellement comme patrimoine plutôt que comme industrie, concentré à Pico et à Faial. D’anciennes usines de traitement ont été transformées en musées qui exposent des baleinières d’origine, des harpons, des outils de découpe, des machines d’usine et des photographies documentant à la fois les chasses et la vie quotidienne des familles baleinières. Outre les musées dédiés à la chasse à la baleine, plusieurs anciens postes de guet de vigias restent visibles le long des côtes de Pico et de Faial, et le paysage volcanique plus large qui a déterminé leur emplacement est approfondi dans notre guide du Géoparc des Açores.
| À voir | Où | Ce que cela couvre |
|---|---|---|
| Anciens musées d’usines baleinières | Pico (secteur de Madalena, São Roque do Pico) | Baleinières, harpons, équipement d’usine, vie des équipages |
| Ancien site d’usine d’huile de baleine | Horta, Faial | Traitement côtier, histoire baleinière de Faial |
| Points de guet des vigias | Côtes de Pico et de Faial | Postes d’observation d’origine pour repérer les cachalots |
| Contexte historique du port | Angra do Heroísmo, Terceira | Histoire maritime et commerciale plus large des îles |
L’histoire maritime de Faial ne s’arrête pas à la chasse à la baleine, et la ville portuaire de Horta, sa culture de la voile et son célèbre bar de marins sont présentés séparément dans notre guide de la marina de Horta et du Peter Café Sport.
Organiser une visite du patrimoine baleinier
Une visite consacrée à l’histoire de la chasse à la baleine fonctionne bien comme complément d’une demi-journée ou d’une journée entière lors d’un séjour à Pico ou à Faial, idéalement associée aux autres sites patrimoniaux et paysagers des îles, une approche détaillée pas à pas dans notre itinéraire Pico et Faial en 5 jours.
Pour une introduction structurée, une visite guidée sur l’histoire de la chasse à la baleine à São Miguel retrace l’histoire de cette industrie avec un guide local, plutôt que de laisser les visiteurs reconstituer le fil des choses à partir des seuls panneaux de musée. Sur Pico même, une sortie à bord d’une embarcation de style baleinier sur l’île de Pico utilise un bateau de style traditionnel pour expliquer comment travaillaient autrefois les équipages dans le détroit, sans l’aspect chasse.
Pour replacer l’histoire de la chasse à la baleine dans son contexte insulaire plus large, une visite historique à pied de Ponta Delgada ou une visite historique à pied d’Angra do Heroísmo à Terceira couvre le passé maritime et commercial plus vaste dont la chasse à la baleine ne fut qu’un volet.
Pico comme Terceira méritent qu’on y prenne son temps pour ce type de visite : un tour d’horizon de nos activités à faire à Pico ou de notre catégorie plus large histoire et patrimoine fait apparaître d’autres musées, itinéraires de marche et options guidées au-delà de la seule chasse à la baleine. Les visiteurs spécifiquement intéressés par l’observation de baleines vivantes aujourd’hui, plutôt que par l’histoire de leur chasse, devraient lire notre guide séparé sur l’observation des baleines aux Açores, qui traite d’une activité différente, apparue après 1984, et non d’une continuation de celle-ci.
FAQ : histoire de la chasse à la baleine aux Açores
Quand la chasse à la baleine a-t-elle commencé aux Açores, et pourquoi a-t-elle suivi un modèle américain ?
Des navires baleiniers américains venus de Nouvelle-Angleterre ont commencé à faire escale aux Açores à la fin du XVIIIe et au XIXe siècle pour se ravitailler et recruter des marins locaux, appréciés comme des rameurs habiles. Les Açoriens ont ainsi appris les méthodes de pêche « à la yankee », et certains ont ensuite émigré vers les ports baleiniers de Nouvelle-Angleterre, avant que les îles ne développent leur propre industrie baleinière côtière en utilisant ces mêmes techniques.
Qu’était une vigia et comment fonctionnait-elle ?
Une vigia était un poste de guet terrestre, généralement perché en hauteur sur une falaise ou une colline offrant une vue large sur la mer, où un guetteur scrutait l’eau à la recherche du souffle caractéristique d’un cachalot faisant surface. Dès qu’une baleine était repérée, la vigia alertait les équipages qui attendaient en contrebas, lesquels lançaient leurs baleinières à rames vers le lieu de la chasse.
Quelles îles étaient les centres de la chasse à la baleine açorienne ?
Pico était le cœur de cette industrie, avec des stations côtières et des usines à Madalena et à São Roque do Pico, ainsi qu’un port baleinier historique plus loin sur sa côte sud. Faial, en particulier Horta, et Terceira menaient elles aussi des activités baleinières actives, chacune avec ses propres usines et son propre réseau de vigias.
Qu’advenait-il de l’huile de baleine et des autres produits ?
Les cachalots capturés par les équipages açoriens étaient traités à terre dans des usines dédiées, où leur huile, le spermaceti et parfois de l’ambre gris étaient extraits puis exportés. Ces produits servaient à fabriquer des lubrifiants, des cosmétiques et d’autres biens industriels, et ce commerce a représenté une part importante de l’économie locale des îles baleinières pendant plus d’un siècle.
Quand et pourquoi la chasse à la baleine a-t-elle pris fin aux Açores ?
La chasse à la baleine aux Açores a été formellement interdite en 1984, alors que la demande de produits dérivés de l’huile de baleine s’effondrait face aux substituts synthétiques et que la réglementation internationale sur la chasse à la baleine se durcissait. L’interdiction portugaise a mis fin à une pratique qui avait perduré, sous une forme largement inchangée de bateaux ouverts et de harpons lancés à la main, pendant plus d’un siècle.
Les anciennes usines baleinières sont-elles ouvertes aux visiteurs aujourd’hui ?
Oui. D’anciennes usines baleinières et des bâtiments annexes à Faial et à Pico ont été transformés en musées qui exposent des baleinières, des harpons, des équipements d’usine et des photographies d’archives, ainsi que des présentations sur le système de guet des vigias et la vie quotidienne des équipages baleiniers et de leurs familles.
Existe-t-il un lien entre la chasse historique et les excursions d’observation des baleines d’aujourd’hui ?
Il existe un lien de lieu et de personnes, mais pas de pratique : certains opérateurs actuels d’observation des baleines utilisent d’anciens points de guet de vigias, et quelques premiers guides étaient d’anciens guetteurs ayant réemployé leur connaissance du comportement des baleines. Mais l’observation des baleines ne s’est développée qu’après l’arrêt de la chasse en 1984, et elle ne partage ni méthode ni finalité avec l’ère de la chasse.
Quelle est la différence entre un musée de la baleine et une sortie d’observation des baleines ?
Un musée de la baleine raconte l’histoire de la chasse, des usines et du réseau des vigias à travers des bâtiments, des outils et des archives préservés ; c’est une visite terrestre, en intérieur. Une sortie d’observation des baleines est une excursion en mer actuelle destinée à observer des baleines et des dauphins vivants, encadrée par des règles de respect de la faune plutôt que par une quelconque tradition de chasse.
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